Surnom
Le surnom (aussi appelé dans un vocabulaire un peu ancien "sobriquet") c'est l'appellation que l'entourage donne à une personne en général sur la base d'une caractéristique physique particulière (pas forcément sympathique souvent !). Certains se souviendront peut être : en mai 1968, Daniel Cohn-Bendit avait pour surnom "Dany le Rouge".
En droit, il est interdit d'ajouter un surnom à son propre nom, à moins qu'il n'ait servi jusqu'ici à distinguer les membres d'une même famille, sans rappeler des qualifications féodales et nobiliaires.
Pseudonyme
Recourir à un pseudonyme permet de ne pas divulguer son nom et son prénom. On invente alors une sorte de "nouveau nom" plus original. Par exemple pour les artistes : Hallyday plutôt que Smet ou, Bruel plutôt que Benguigui ! Mais on peut aussi recourir à un pseudo pour demeurer anonyme et ne pas être reconnu du public. Les écrivains par exemple, recourent parfois à des "noms de plume". Romain Gary, célèbre auteur français et titulaire de deux prix Goncourt remportait ainsi l'un d'entre eux (en 1975 pour "la vie devant soi") sous le pseudo "Emile Ajar".
Le pseudonyme a peu, voire pas de valeur juridique. En effet, il est expressément interdit à tous les fonctionnaires publics de désigner les citoyens dans les actes autrement que par le nom de famille, les prénoms portés en l'acte de naissance, ou les surnoms autorisés (cf. le surnom), ni d'en exprimer d'autres. En outre, il est interdit d'exercer certaines professions sous un pseudonyme, comme les professions médicales.
Le pseudonyme ne pouvant être qu'un nom de fantaisie, on ne peut pas prendre pour pseudonyme un nom auquel on n'a pas le droit. Les titulaires d'un nom patronymique peuvent donc s'opposer à l'utilisation de ce nom par un tiers à titre de pseudonyme dès lors que cette utilisation risque de créer une confusion préjudiciable. Cependant, l'usage public et prolongé d'un pseudonyme est pris en compte pour protéger la personne qui l'a choisi contre le tiers qui le porte à titre de nom patronymique.
Le pseudonyme ne se transmet pas aux descendants de l'artiste, sauf accord de celui-ci. Cependant les descendants peuvent agir en cas d'usurpation ou d'emploi fautif de ce pseudonyme par des tiers.
Le titre de noblesse
Le nom patronymique peut être accompagné d'un titre de noblesse (prince, duc, marquis, comte, vicomte, baron et chevalier). Dans l'ancien droit, le titre de noblesse était un élément de la condition des personnes et impliquait certains privilèges. Depuis une époque ancienne, il n'y a plus de noblesse sans titre, c'est pourquoi d'ailleurs la particule n'est pas, à elle seule, marque de noblesse. La noblesse en tant que classe sociale bénéficiant de privilèges a été abolie dans la nuit du 4 août 1789 et n'a jamais été rétablie.
Cependant, les titres nobiliaires, abolis en 1790 et 1848 ont été rétablis en 1814 et 1852. Depuis la IIIe République il n'a plus été attribué de titres mais ceux qui existaient continuent d'être reconnus.
La noblesse aujourd'hui n'est plus qu'une distinction honorifique attachée au nom. Le titre de noblesse se transmet selon les règles nobiliaires françaises, c'est-à-dire de mâle en mâle.
En cas d'usurpation, seul le véritable titulaire du titre peut agir ou un membre de la famille à laquelle a été exclusivement reconnue cette distinction honorifique. Les contestations en matière de titres sont de la compétence des tribunaux de l'ordre judiciaire. En revanche, c'est l'administration qui est compétente pour traiter de la collation, de la vérification ou de la confirmation d'un titre de noblesse. Les décisions prises par le garde des Sceaux sont susceptibles de recours devant le Conseil d'Etat.
La particule
La particule n'est pas un titre de noblesse. La particule fait partie intégrante du nom patronymique. Elle est donc transmise et protégée comme le nom. Cependant, l'opinion publique attache une signification nobiliaire à la particule ; dès lors l'usurpation d'une particule peut donner lieu à sanction sur le fondement de l'usurpation de signes réservés à l'autorité publique ou de l'usurpation de titres.
Les armoiries
Les armoiries ne sont pas des titres de noblesse. Les armoiries sont des marques de reconnaissance accessoires du nom de famille auquel elles se rattachent indissolublement, que cette famille soit ou non d'origine noble. Elles sont l'attribut de toute la famille et elles jouissent de la même protection que le nom.