Selon les chiffres fournis par la Chambre nationale des Huissiers de Justice (voir leur site), la France compte 2 015 études d’huissiers de justice. 3 300 huissiers se partagent le monopole de la signification des actes et exécution des jugements, dont 750 femmes. Ils emploient 10 000 clercs et employés pour les aider à exécuter leur mission.
Reproduction d’une carte éditée par la Cairn.info, représentant la répartition géographique des huissiers de justice par département en France en 2000.
À noter
En 2000, Paris compte 151 huissiers, la Seine-Saint-Denis 54, le Val-de-Marne 40, les Hauts-de-Seine 61, le Val-d’Oise 32, l’Essonne 36, la Seine-et-Marne 42, et les Yvelines 47.
Un nombre conséquent d’huissiers se concentre autour des grandes agglomérations françaises : Paris et plus généralement Ile de France ; Lille ; Lyon ; Bordeaux ; et la Côte d’Azur. Qu’est ce qui peut expliquer une telle répartition ?
Celle-ci résulte de facteurs de nature et d’importances diverses :
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mouvements de population : la création de nombreux logements sociaux entraine l’arrivée de personnes à faibles revenus (insolvabilité accrue + activité accrue au titre de l’aide juridictionnelle selon que ces personnes soient respectivement débitrices ou créancières) ;
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régulation par la Chancellerie et les instances professionnelles ;
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contraintes liées au coût de l’acquisition de l’étude, etc.