Au moment de son incarcération, le détenu fait l’objet d'un bilan de son état psychologique. Ce bilan permet d'avoir un aperçu de la santé mentale du prisonnier à son arrivée. Le maintien de cette dernière est profondément lié aux conditions d'accueil du détenu (possibilité de visites fréquentes de sa famille, ou existence d'unité d'accueil familial). L’administration pénitentiaire doit en tenir compte pendant toute la durée de la peine.
Une fois l’intégration des détenus, ces derniers, peuvent éprouver une souffrance psychologique due à l’enfermement. La participation à des groupes de paroles ou à des activités en commun peut dans une certaine mesure aider à la prise en charge de cette souffrance.
Enfin, il faut distinguer les prisonniers qui sont atteints de lourds troubles psychiatriques. Le problème se pose en ces termes : contrairement aux autres types de soins, la prise en charge psychiatrique nécessite de nombreuses consultations, et peut parfois durer des années. Comment concilier cette spécificité avec le milieu carcéral ?
C’est dans cet optique qu’ont été crées des « services de psychiatrie en milieu pénitentiaire » (SPMP). Ces services dépendent d'un hôpital public voisin. Ainsi, dans l’hôpital il a une cellule spécifique pour la psychiatrie pénitentiaire et dans la prison il y a également un service de psychiatrie (c’est le SMPR : service médico-psychologique régional).