Devenir mannequin est le rêve de nombreuses jeunes filles. Illustration parfaite du culte de la beauté "à tout prix" et d'un argent gagné - apparemment - vite et facilement, la profession de mannequin est depuis des décennies, et surtout depuis les années 80, devenu un sésame pour de nombreuses jeunes femmes.
L'envers du décor peut hélas parfois se révéler déstructeur. La mort récente d'Isabelle Caro, mannequin de 27 ans a ainsi, de manière dramatique, révélé au grand jour les ravages de l'anorexie avec lesquels de nombreuses jeunes femmes désireuses de devenir mannequin flirtent souvent pour parvenir à décrocher LE contrat avec l'agence de mannequin qui les rendra célébres.
Précisément pour éviter de parvenir à de tels excès profondément choquants et inacceptables, la profession de mannequin fait l'objet d'une règlementation spécifique dont l'objet essentiel est de poser des garde fous notamment aux agences afin de ne pas imposer à des jeunes femmes souvent très jeunes et naives, des conditions de conlusion de leurs contrats inacceptables (mensurations et poids imposés notamment). Quelles sont ces règles ? l'essentiel dans les pages suivantes.
Isabelle Caro était une mannequin et une actrice pas comme les autres. Anorexique depuis l'âge de 13 ans, elle s'était fortement engagée dans une campagne de prévention de cette maladie qui touche tant de jeunes filles.
Décédée ce 27 novembre dernier, les raisons de sa mort ne sont pas encore clairement déterminées, mais il est certain que l'anorexie dont elle ne pouvait se débarasser l'a beaucoup affaiblie. Selon son ami, le chanteur suisse Vincent Bigler, cela faisait 15 jours qu'elle était hospitalisée pour une pneumopathie.
En 2007, l'actrice avait posé dénudée pour une campagne publicitaire, subventionnée par la marque de vêtements italienne No-l-ita. Elle montrait alors son corps décharné et révélait la face cachée de la maladie "J'ai du psoriasis et les seins qui tombent". L'objectif: dénoncer l'hygiène de vie désastreuse de nombreuses mannequins, contraintes de s'affamer toujours plus pour rester minces et éviter que d'autres jeunes filles tombent dans le cercle pervers de l'anorexie. "La maigreur, ça engendre la mort et c'est tout sauf la beauté" disait Isabelle, consciente de sa maladie.
En 2008, elle publie un livre, La petite fille qui ne voulait pas grossir, racontant sa propre histoire et son calvaire pour revenir à une alimentation normale.
L'actrice faisait pourtant tout pour reprendre du poids, elle avait même réussi à atteindre 42 kg l'année dernière, alors qu'elle n'en pesait plus que 25 en 2010, année où elle avait plongé dans le coma. La jeune femme semblait donc aller mieux mais son combat s'est achevé.
En France, on estime que près de 40 000 personnes, en grande majorité des femmes et des adolescentes, souffrent d'anorexie.