La volonté, annoncée par le gouvernement, de retirer les panneaux de signalisation des radars a fait l'effet d'une bombe. De nombreux automobilistes ont pris cette mesure pour une nouvelle contrainte et un moyen de piéger les étourdis.
Selon le gouvernement, le retrait de ces panneaux serait logique et viendrait renforcer la sécurité routière, les conducteurs étant dans l'obligation permanente de respecter les limites de vitesse, s'ils ne veulent pas prendre le risque d'être flashés. Alors que plus d'une trentaine de panneaux ont déjà été retirés sur l'ensemble du territoire, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a annoncé mardi dernier aux députés UMP que le retrait serait suspendu jusqu'à ce qu'une concertation locale permette de trouver une solution. Il a également évoqué la mise en place de radars pédagogiques qui ne pénaliseraient pas les conducteurs. Ces radars auraient pour objectif de sensibiliser les automobilistes et de les informer de leur vitesse réelle, mais ne seraient suivis d'aucune sanction. Le ministre a prévu l'installation de près de 1000 radars de ce type nouveau dans l'Hexagone.
Les associations des familles de victimes sont quant à elles soucieuses et craignent que le gouvernement ne recule et ne renonce à ses objectifs: "C'est une volte-face qui risque de rendre impossible l'objectif Nicolas Sarkozy d'avoir moins de 3 000 morts sur les routes en 2012.", s'est inquiétée Chantal Perrichon, Présidente de la Ligue contre les violences routières.